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Inra de Montpellier

25 juin 2018

Paysage agricole © Elodie Regnier

Les rapports à la nature dans les systèmes de production agricole : sources d'innovation ?

L'UMR Innovation organise un séminaire pour explorer le statut et le rôle des objets de nature dans les systèmes de production. Cette journée sera animée par Michel Duru, avec les interventions de Danièle Magda, Frédéric Goulet (sous réserve), Pascale Schérömm, Stéphane de Tourdonnet et Aurélie Javelle.

Mis à jour le 30/04/2018
Publié le 30/04/2018

Le secteur agricole voit se poser la question de la place des entités de nature dans les processus de production (Barbier et Goulet, 2013).

Les entités ou objets de nature correspondent aux composants des agroécosystèmes que l’agriculteur peut mobiliser pour piloter et gérer à long terme son système de production : les vers de terre dans le cas de l’agriculture de conservation/semis direct, les bactéries fixatrices d’azote des légumineuses fertilisantes et/ou vivrière, des arbres de bordure ou de plein champ, etc.

Un des principes de l’agroécologie, plus spécifiquement, est  « d’imiter la nature » (Altieri, 2002) puisqu'elle préconise d'appliquer des principes et des concepts de l’écologie aux agroécosystèmes (Gliessman, 2004). Néanmoins, « faire avec » ou « imiter » la nature demande de nouvelles pratiques agricoles, de nouveaux savoirs ou de nouvelles façons de raisonner (Meynard, 2017).

Ces réflexions rentrent dans un tournant ontologique de repeuplement des sciences sociales (Houdart et Thiery, 2011) où les catégorisations du vivant sont reconfigurées, ainsi que les modes de relation avec lui, en devant tenir compte de leur puissance d'agir (Javelle, 2016). On constate parfois un certain désemparement des agriculteurs comme des conseillers face à des éléments de nature redécouverts comme acteurs des systèmes de production. L'agriculture basée sur le développement des services écosystémiques fournis par la diversité biologique reste encore minoritaire, par rapport à celle se situant dans une logique de substitution (Duru, 2015).

 La « strong agroecology » conduit souvent à des systèmes techniques en rupture (de Tourdonnet et Brives, sous presse) et confronte l'agronome comme l'agriculteur à des incertitudes. Les principes de « laisser faire la nature » (Goulet, 2010) ou du « faire avec » portent  un flou qu'il nous semble intéressant d'explorer.
La journée permettra de réfléchir à l'intérêt de se pencher sur les éléments de nature en contexte agricole, au(x) statut(s) accordés à ces objets, ainsi que les innovations qu'ils autorisent.

Infos et inscriptions sur le site web de l'unité Innovation

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Sciences pour l’action et le développement
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Occitanie-Montpellier