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Vaches maraichines dans le marais au printemps. © Inra, Sarah Chadefaux

Saint Laurent de la Prée : 50 ans d'expérimentation en marais

Par Service communication Inra Poitou-Charentes
Mis à jour le 27/06/2014
Publié le 20/06/2014

Située sur le littoral charentais, entre terre et eau, l’unité expérimentale de Saint Laurent de la Prée a été mise à disposition de l’Inra en 1964. D’abord destinée à développer l’agriculture dans le marais grâce à un réseau hydraulique drainant l’eau du sol, elle a évolué dans les années 1990 pour répondre à des préoccupations environnementales nouvelles : préserver la biodiversité, valoriser les prairies et la race bovine locale Maraîchine.


1964-1994 : une contribution essentielle à la mise en valeur du marais


Créée à l’initiative de la direction départementale des services agricoles de Charente-Maritime, l’unité expérimentale de Saint Laurent de la Prée, située en zone de marais atlantique, s’inscrit dans un contexte d’importants investissements de l’Etat en faveur de l'agriculture et des territoires agricoles, après-guerre. L'objectif de l’unité est de remettre en état le réseau hydraulique et d’améliorer la valorisation agricole du milieu. Les axes prioritaires d’expérimentation sont alors l’hydraulique, l’agronomie et l’élevage. En 1964, le domaine est mis à la disposition de l’Inra pour un franc symbolique.

Jusque dans les années 1990, l'unité développe des travaux à l'interface entre la recherche scientifique et le développement agricole du marais sur :

  • l'intensification de la production fourragère,
  • la caractérisation et le drainage des sols pour la mise en culture,
  • l'adaptation des systèmes de culture.

Elle s'appuie sur un réseau de fermes de référence permettant de mesurer en grandeur réelle l’impact économique et social de la valorisation du marais.


A partir de 1994 : une évolution vers la durabilité de l’agriculture


Pour répondre à des préoccupations environnementales nouvelles, l'unité de Saint Laurent de la Prée fait évoluer ses travaux. Elle se penche sur la qualité des eaux de drainage et sur les politiques publiques en zones humides. Des travaux sur la préservation de la biodiversité, la valorisation des prairies humides et la race bovine maraîchine confortent cette évolution.

Parcelles du domaine expérimental de Saint-Laurent-de-la-Prée situées au coeur des marais de rochefort. © Inra, DSLP

Le domaine expérimental de Saint Laurent de la Prée

Le domaine expérimental de Saint Laurent de la Prée contribue à la problématique des relations entre élevage et environnement en zone humide. Situé entre Rochefort et La Rochelle, au cœur des marais littoraux atlantiques, il fait partie du centre Inra Poitou-Charentes et rassemble 16 agents permanents. Il dispose d'une exploitation agricole de 160 ha (115 ha de prairies naturelles et 45 ha de cultures drainées) et d'un troupeau de 120 animaux de race maraîchine (50 vaches allaitantes et leur suite).

Le domaine a deux grandes missions :

  • Concevoir par modélisation un territoire agricole où la nature et la répartition des pratiques agricoles (fauche ou pâturage) favorisent la diversité des habitats pour les oiseaux. Par le biais d'observations et d'enquêtes en exploitations agricoles, le domaine contribue à mettre au point des pratiques permettant de concilier élevage bovin et conservation des oiseaux en prairies de marais.
  • Concevoir des systèmes d'élevage produisant et valorisant la biodiversité végétale de marais. Par le biais d'une expérimentation "grandeur nature", le domaine cherche à développer un système de polyculture-élevage innovant et à évaluer sa durabilité au regard d'indicateurs environnementaux, économiques et sociaux. La gestion du système vise à améliorer la biodiversité, la qualité de l'eau et des sols d'une part, et à augmenter son autonomie d'autre part.