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2 bourses AgreenSkills pour le département Sad

Grâce aux bourses de mobilité internationale AgreenSkills, Stéphanie Barral, chercheure Inra, est accueillie pendant un an au sein du Center of Organizational Innovation de l’Université de Columbia à New York, et Meredith Root-Bernstein est accueillie deux ans à l’Inra au sein de l’unité Sadapt à l’Inra de Versailles-Grignon.

AgreenSkills. © Inra
Par A. Coen / E. Regnier
Mis à jour le 30/03/2017
Publié le 29/03/2017

Stéphanie Barral accueillie à l'université de Columbia pour construire une sociologie des marchés de l'environnement


Portrait Stephanie Barral. © Inra
© Inra
Stéphanie Barral est chargée de recherches en sociologie au sein du Laboratoire Interdisciplinaire Sciences Innovation Société (LISIS). Elle est diplômée de Montpellier SupAgro et docteure en sociologie de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales. Elle est actuellement visiting scholar au sein du Center on Organizational Innovation de l’Université de Columbia à New York aux Etats-Unis.


  Son recrutement à l’Inra 

En 2014, après une thèse et un post-doctorat portant sur les transformations contemporaines des formes de production agricole, elle est recrutée à l’Inra pour travailler sur l’opérationnalisation des services écosystémiques. Elle intègre alors le LISIS, unité de recherche dirigée par Pierre-Benoit Joly dont le projet scientifique est fondé sur l’analyse des sciences en société (Science and Technology Studies ou STS).
Lorsqu’elle arrive à l’Inra, Stéphanie décide d'aborder la question des services écosystémiques en étudiant la manière dont les systèmes agricoles conventionnels intègrent les questions environnementales. Elle se penche sur la manière dont les politiques environnementales sont marquées par un tournant néolibéral qui institue le marché comme solution aux problématiques environnementales contemporaines, le cas emblématique de cela étant le développement de marchés du carbone. A travers les cas de la compensation écologique et des crédits carbone, Stéphanie étudie le positionnement du secteur agricole face à ces nouveaux marchés de l’environnement.


Une mobilité qui fait évoluer ses questions de recherche

Travailler sur l’émergence de nouveaux marchés et l’échange de biens environnementaux a amené Stéphanie à questionner le rôle des scientifiques et des sciences de l’environnement dans la construction d’échanges économiques. Bénéficiant du cadre du LISIS pour s’immerger dans la sociologie des sciences, son projet de recherche s’est enrichi d’un second axe qui consiste à interroger l’interface nouvelle entre sciences de l’environnement et économie.
Un nouveau pan de ses questions de recherche se développe alors. Stéphanie essaie de comprendre les nouveaux marchés de l’environnement non plus sous l’angle du rôle qu’y jouent les agriculteurs mais plutôt comment les scientifiques participent à la production de nouveaux marchés de l’environnement. Quelles méthodologies utilisent-ils pour définir et créer par exemple des unités de biodiversité échangeables sur le marché, selon quelle conception sous-jacente de la biodiversité ?
Ce sont ces nouvelles orientations qu’elle a souhaité renforcer dans le cadre de son projet de mobilité internationale.

« Puisque je maîtrisais les questions agricoles et que je souhaitais partir à l’étranger, autant partir pour étudier quelque chose que je connais moins et qui me permette d’ouvrir mes horizons de recherche. Je décide donc de partir quelque part où je ne parlerais pas tellement d’agriculture mais plus de sociologie des sciences ».


Le choix de partir faire ses recherches à l’Université de Columbia

Stéphanie souhaite partir à l’étranger et particulièrement aux Etats-Unis où sont nés les marchés de la biodiversité et de la compensation. A l’université de Columbia, elle intègre le Center on Organizational Innovation dirigé par David Stark, idéal pour travailler sur le croisement entre sociologie des sciences, sociologie économique et économie politique. De plus, de nombreux séminaires comme celui qu’elle suit depuis son arrivée - Science Knowledge and Technology - sont parfaitement dans son domaine d’intérêt. Elle bénéficie aussi de la proximité du Center for Science and Society regroupant une communauté d’historiens des sciences et notamment des sciences environnementales ainsi que de celle du Earth Institute qui regroupe un grand nombre de personnes relevant des sciences de l’environnement avec qui elle peut échanger autour de son projet.

« Cela crée tout un environnement d’accueil très pertinent à la fois d’un point de vue théorique mais aussi d’un point de vue empirique puisque je peux aller confronter directement mes réflexions à des scientifiques qui font des sciences de l’environnement ».




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Meredith Root-Bernstein, 2 ans à l'Inra pour étudier la restauration d'un système sylvopastoral au Chili


Portrait Meredith Root-Berstein. © Inra
© Inra
Originaire des Etats-Unis,  Meredith a un parcours résolument international. Après avoir fait des études aux Etats-Unis puis en Angleterre à Oxford, Meredith mène une thèse à l’université du Chili. Elle réalise ensuite plusieurs post doctorat au Chili, en Angleterre puis au Danemark.


Aujourd’hui,  Meredith est accueillie en France pour 2 ans à l'UMR Sadapt dans le cadre du programme de mobilité internationale AgreenSkills. Elle s'intéresse en particulier à la restauration d'un système sylvopastoral au Chili. Elle étudie les facteurs qui influencent les agriculteurs dans leurs choix de pratiques liées à la conservation des paysages agricoles. L’objectif est de contribuer aux travaux de modélisation des relations entre valeurs et actions de conservation. Ces travaux permettront également de comprendre comment les agriculteurs chiliens parviennent à s’approprier et appliquer les résultats de recherche pour mener des actions de restauration et de conservation.
Durant son séjour en France, Meredith va également s’intéresser à la conservation de zones humides dans le delta du Pô en Italie. Et enfin, travailler sur un terrain français dans le cadre du projet API-SMALL financé par le LABEX BASC où elle s'intéressera à la biodiversité oiseaux en zone de marais avec un focus sur les mesures agro-environnementales (MAE).


Internationale…et interdisciplinaire !


Meredith Root-Bernstein s’intéresse à la conservation des espaces agricoles avec un regard interdisciplinaire associant l’écologie, l’ethnographie des relations entre l’homme et son environnement, l’étude du comportement animal et enfin la gestion des politiques publiques. Pour Meredith, la conservation vise à comprendre et à gérer les systèmes socioécologiques complexes. En étudiant le comportement animal, elle cherche à comprendre les origines de ces systèmes et l'évolution de la façon dont l'apprentissage social affecte les modes de comportement et l'environnement. Elle s’intéresse d’ailleurs aux travaux de psychologues animaliers, d’éthologues et de certains psychologues sociaux.

Contact(s)
Département(s) associé(s) :
Sciences pour l’action et le développement
Centre(s) associé(s) :
Versailles-Grignon

Programmes AgreenSkills

Les programmes AgreenSkills favorisent la mobilité internationale des jeunes chercheur(e)s et des chercheur(e)s confirmé(e)s vers ou depuis la France. Dans toutes disciplines et sans condition de nationalité, ils offrent des conditions attractives d’accueil et de recrutement. Un nouvel appel à candidatures est ouvert jusqu’au 28 avril 2017.
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