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Revue Innovations, n° 43, 2014/1. © Revue Innovations

L'innovation sectorielle

Revue Innovations, n° 43, 2014/1. Numéro spécial coordonné par Sophie Mignon, Ludovic Temple, Leila Temri, Jean-Marc Touzard (Inra, UMR Innovation)

Mis à jour le 17/02/2014
Publié le 17/02/2014

Face au double mouvement de globalisation et de localisation des activités économiques, la dimension sectorielle est-elle encore une entrée pertinente pour aborder l’innovation ? Cette question est à l’origine de la plupart des articles de ce numéro.

La notion de secteur est une catégorie maintenant ancienne en économie et en gestion, visant à saisir conjointement les entreprises ayant la même activité principale, avec l’idée que cette activité place les entreprises dans des conditions similaires de production, d’échange et de demande, pouvant générer des interdépendances stratégiques, des connaissances communes, la construction d’institutions spécifiques, l’établissement de barrières à l’entrée, la mise en œuvre de politiques publiques dédiées...
Les travaux sur l’innovation ont très tôt considéré l’entrée sectorielle comme pertinente. Parmi les approches de l’innovation sectorielle, celle qui a guidé les travaux présentés dans ce numéro pose d’emblée l’analyse de l’innovation au cœur de la compréhension de l’évolution d’un secteur. Celui-ci est alors considéré comme un mésosystème animé par les interactions entre les entreprises et la co-évolution de structures cognitives, relationnelles, institutionnelles ou économiques qui le stabilisent temporairement.

Les contributions à ce numéro répondent à plusieurs questions :

  • Comment les interactions entre les acteurs d’un processus d’innovation peuvent-elles définir ou modifier l’espace sectoriel ?
  • Comment les connaissances circulant au sein d’un secteur influencent-elles les capacités d’innovation des firmes et quels sont les supports des apprentissages sources d’innovation ?
  • Certains acteurs (l’entrepreneur par exemple) ont-ils la capacité d’initier ces relations, source d’innovation, ou ces dernières doivent-elles s’adosser à des espaces plus larges (territoire) et des politiques publiques régionales et nationales ?
  • L’innovation est-elle liée à la coexistence d’une diversité de modèles et trajectoires technologiques au sein d’un même secteur ?
  • Face à la globalisation quelles sont les spécificités, convergences ou divergences des processus et systèmes d’innovation selon les secteurs ?

La diversité des niveaux d’analyse, des secteurs étudiés et des entrées disciplinaires (économie, sociologie, sciences de gestion) des recherches présentées offre des réponses variées à ces questions. Certains chercheurs mettent en avant le rôle des stratégies des firmes et la capacité des dirigeants à initier différents types d’interactions (concurrence, partenariat, coopétition) en fonction du type d’innovation privilégiée. D’autres montrent que ce sont des réseaux d’acteurs ou des réseaux socio-techniques qui importent. D’autres soulignent l’importance de l’articulation des innovations sectorielles avec différents mésosytèmes, notamment les territoires et les écosystèmes d’affaires qu’ils soutiennent. Enfin certaines recherches montrent le rôle d’institutions spécifiques ou encore des connaissances dans la pérennisation des innovations.

Référence

Innovations 2014/1 (n° 43). 312 pages.
ISSN : 1267-4982
ISSN en ligne : 1965-0256. ISBN : 9782804187644.
Lien : <http://www.cairn.info/revue-innovations-2014-1.htm>