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Circuits agroalimentaires : le local plus durable que le global ?

Le projet européen GLAMUR, qui s'est conclu en 2016, avait pour objectif de développer les connaissances scientifiques sur les dimensions locales et globales des circuits agroalimentaires, en les analysant au regard des enjeux de la durabilité. Il révèle toute la complexité des circuits agroalimentaires et l'intérêt d'en combiner différents types, locaux et globaux, au sein d'un système alimentaire.

Etal de fruits et légumes d'un supermarché.. © Inra, SLAGMULDER Christian
Par Françoise Maxime
Mis à jour le 20/10/2016
Publié le 25/06/2016

Nous sommes de plus en plus conscients que les aliments que nous consommons ne sont pas sans impact sur notre santé, et que la manière dont ils ont été produits, transformés, distribués a des effets sur l'environnement et sur l'économie. Pour autant, comment évaluer les impacts de tel ou tel circuit alimentaire pour fonder des choix responsables sur l'alimentation ? Est-il possible de comparer entre elles des filières locales et globales s'inscrivant dans des contextes différents ? Quels indicateurs peuvent être proposés ?
C'est à ces questions qu'entendait répondre le projet GLAMUR, en évaluant et comparant des filières alimentaires locales et globales au regard de leurs impacts sur différentes dimensions de la durabilité : économique, sociale, environnementale, éthique et santé.

Une approche comparative

Le projet s'est appuyé sur une approche comparative :

  • de méthodes d'analyse de la durabilité, depuis les analyses de cycle de vie jusqu'aux évaluations participatives,
  • de filières locales et globales pour 8 produits différents (dont la tomate et le vin pour la partie française),
  • entre 11 pays européens aux contextes sociétaux contrastés.

GLAMUR a produit des références et des analyses spécifiques à chaque filière étudiée, et il a aussi permis :

  • de préciser les acceptions du local et du global pour l'alimentation dans les différents pays européens, selon différentes catégories d'acteurs : scientifiques, consommateurs, politiques, acteurs économiques ;
  • de proposer, à partir de ces acceptions, une grille d'analyse des dimensions du local et du global, selon la distance, les liens entre acteurs, l'origine des ressources, la gouvernance, l'identité du produit ;
  • de préciser les avantages, intérêts et limites des différentes méthodes d'analyse de la durabilité, en s'appuyant sur l'élaboration d'une matrice commune de la durabilité (24 attributs couvrant les dimensions économiques, environnementales, sociales, éthiques et nutritionnelle) et 39 études de cas.

Valoriser les synergies entre circuits locaux et globaux

Le projet GLAMUR montre notamment que les dimensions locales et globales se combinent dans un continuum de circuits alimentaires, du plus local au plus global, avec des contributions variables aux différentes dimensions de la durabilité. Si les circuits locaux sont généralement plus performants pour le bien être animal, le développement de relations sociales locales, la distribution de valeur ajoutée ou la préservation de ressources, les circuits les plus globaux peuvent être plus satisfaisants sur les questions sanitaires, de l'accessibilité ou des relations de travail.
La démarche d'évaluation des circuits au regard de la durabilité peut donc dégager des marges de progrès pour toutes les situations, aboutir à préciser de bonnes pratiques, améliorer l'information des consommateurs, et révéler l'intérêt de combiner différents types de circuits pour conduire vers plus de durabilité.

Contact(s)
Contact(s) scientifique(s) :

Département(s) associé(s) :
Sciences pour l’action et le développement
Centre(s) associé(s) :
Occitanie-Montpellier

Le projet européen GLAMUR

GLAMUR Logo. © Inra
© Inra
Le projet GLAMUR - Global and Local food chain Assessment: a MUltidimensional performance-based approach - a été développé entre 2013 et 2016 dans le cadre des programmes européens FP7-KBBE (Knowledge Based Bio-Economy). Il a impliqué des partenaires de 11 pays européens. La participation française au projet a été coordonnée par Jean-Marc Touzard et Yuna Chiffoleau (UMR Innovation, Montpellier).

Un séminaire de clôture du projet s'est tenu à Bruxelles les 21 et 22 janvier 2016.

Les résultats de GLAMUR ont été publiés dans un numéro spécial de la revue Sustainability : Sustainability Performance of Conventional and Alternative Food Chains (mai 2016)