Partenariat & innovation

Le partenariat est constitutif du projet de recherche du département Sad : les acteurs et leurs actions sont au coeur de notre contribution dans l'Inra. Le choix de nos partenaires de recherche, les modalités d’organisation du partenariat et de l’implication des chercheurs sont des éléments essentiels de nos problématiques de recherche.

Vous souhaitez engager une collaboration avec Inra Sad et vous recherchez des interlocuteurs ? Pour toutes les questions que vous pouvez vous poser sur les partenariats du département Sad, contactez Isabelle Avelange (partenariats Europe) et Françoise Maxime (partenariats socio-économiques).

 

Une analyse des dynamiques partenariales à l’oeuvre dans les unités de recherche du département nous a permis de qualifier la contribution de nos recherches à l’accroissement des capacités d’action et d’anticipation des acteurs-partenaires.

Plusieurs profils de partenariats 

Nous avons identifié différents profils de partenariats, relevant :

  • de l’activité R&D. Ces partenariats se caractérisent par leur contribution directe à la production des connaissances via des projets, des expérimentations, des enquêtes. Ils peuvent être tissés directement avec des agriculteurs, avec d’autres acteurs privés ou avec des structures de R&D type Instituts techniques ou centres de ressources. Les partenariats avec les acteurs de la R&D agricole s’inscrivent majoritairement dans des partenariats informels et reposent davantage sur des intérêts communs que sur des objectifs partagés.
  • De l’intermédiationentre l'agriculture et l'environnement, et de l'intermédiation dans des actions de développement agricole ou dans des actions spécifiques : circuits courts, semences paysannes, éducation à l'environnement, aménagement. Ces partenariats effectuent une mise en lien des problèmes, des terrains et des acteurs concernés par une recherche visant l’accompagnement du changement et de l’innovation. Ils se sont étoffés avec les recherches dans les secteurs de l’environnement et sur les modèles alternatifs d’agriculture, et sont souvent portés par des structures associatives de petite taille ou de faible moyen. Ils concernent des acteurs de différents secteurs : développement agricole, forestier, rural, environnement, et le monde associatif.
  • De la sphère de la décision publique. Les partenariats d’aide à la décision collective ou publique concernent des recherches qui visent l’orientation ou l’évaluation de projets de développement ou de politiques publiques. Les acteurs concernés appartiennent aux pouvoirs publics, aux collectivités ou à des organismes parapublics ou interprofessionnels porteurs de politiques de développement.

Trois catégories de produits du partenariat

Une enquête externe confiée à un prestataire a conduit à distinguer trois catégories de produits du partenariat, du point de vue des partenaires :

  • les informations, les outils, les systèmes innovants, les dispositifs concrets. Cette catégorie correspond à ce qui est couramment mentionné ou sous-entendu dans les motifs du partenariat (produire ou co-produire des informations pertinentes, apporter des moyens concrets pour outiller l’action). L’évaluation de l’impact des partenariats porte ici sur la pertinence opérationnelle des produits de la recherche.
  • L’évolution des conceptions du monde. Les acteurs mettent ici en avant l’effet « reflexivité » que leur apporte la relation avec la recherche : mieux comprendre les processus, insérer ces connaissances dans une révision des pratiques, s’en servir pour anticiper pour faire évoluer les stratégies. L’évaluation de l’impact de la recherche est ici délicat, car il s’agit d’évaluer un accroissement des ressources cognitives pour l’action, avec parfois des appréciations mitigées quand les résultats du travail de recherche perturbent la vision du monde du partenaire.
  • Le changement organisationnel. Les relations avec les chercheurs font évoluer les réseaux d’acteurs, impulsent des communautés de pratiques, interrogent les organisations, favorisent l’émergence de nouvelles institutions. Les partenaires insistent alors beaucoup sur les limites de la relation avec la recherche lors du départ de celle-ci : la gestion des phases d’engagement et de désengagement des recherches constitue l’enjeu majeur de l’évaluation de la qualité de ces partenariats.

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